Conclusion

L'introduction d'une nouvelle technologie entraîne généralement, chez les enseignants, un cycle d'enchantement puis de désenchantement pour finalement aboutir à une intégration limitée¹. Pour l'utilisation d'Internet dans les classes, on peut craindre, après un certain engouement, le même résultat. Il est vrai que les difficultés sont importantes. Elles concernent la formation et le manque de matériel : comment avec un ordinateur permettre, pour tous les élèves, une réelle maîtrise des outils, comment élaborer des stratégies collectives d'analyse, de recherche ou de création ?

Cependant, dans les différents projets développés au cours de ces deux dernières années, nous avons pu mesurer l’intérêt de l’utilisation de ces technologies. L’ordinateur "communicant" n’est pas qu’un outil. Il transforme les habitudes de travail, l'implication des élèves et des enseignants. Dans tous ces projets, les instituteurs ont souligné l’extrême motivation des enfants, à communiquer, à dialoguer, à produire des travaux de qualité, à les présenter et à les justifier si nécessaire. L’enseignant devient alors l’auxiliaire indispensable qu’on sollicite pour mieux exprimer ce qu’on ressent, ce qu’on souhaite écrire aux partenaires du projet ou pour apporter une aide technique (mise en page HTML par exemple).

La vision des pionniers des technologies de l’éducation était de remplacer l’enseignant. Aujourd’hui, cette conception a disparu. Les interactions qui se nouent au sein de la classe entre enseignants et élèves, entre pairs sont essentielles dans le processus d'apprentissage. Les technologies favorisent le travail en réseau, la coopération et l’échange. Les enseignants du primaire sont habitués à travailler en groupes ou en atelier, et par projet. On peut donc être optimiste et penser que de nombreux projets collectifs comme le Cyber Echos Liés vont se développer rapidement.

¹ Baron, Bruillard, "L'informatique et ses usagers dans l'éducation", PUF, 1995

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